09.11.09
André Kertész
André Kertész, exposition à Nice jusqu'au 29 novembre 09
plaque cassée, Paris, 1929:



Meudon (92), 1928
08.11.09
faune
07.11.09
dixit dominus
Les luthiers (Argentine/ Merci à Gala!):
06.11.09
mon ami Yann,
Yann Guéguen, compositeur et batteur et et et
Yann Guéguen batterie solo
Yann Guéguen | MySpace Video
05.11.09
de coup d'oeil en coup d'archet
Max Bruch, Fantaisie Ecossaise (Adagio),
Heifetz au violon:
04.11.09
Le jour d'E. 23
03.11.09
rapsodie
lancez le player pour écouter la rapsodie de Marcel Grandjany, oeuvre classique pour la médaille d'or du conservatoire:
harpe: Agathe Laforge
02.11.09
masculin féminin
01.11.09
pluie

cliché Agathe Laforge
31.10.09
jour de samain
Albert Samain
Soir païen
C’est un beau soir couleur de rose et d’ambre clair.
Le temple d’Adonis, en haut du promontoire,
Découpe sur fond d’or sa colonnade noire ;
Et la première étoile a brillé sur la mer...
Pendant qu’un roseau pur module un lent accord,
Là-bas, Pan accoudé sur les monts se soulève
Pour voir danser, pieds nus, les nymphes sur la grève ;
Et des vaisseaux d’Asie embaument le vieux port...
Des femmes, épuisant tout bas l’heure incertaine,
Causent, l’urne appuyée au bord de la fontaine,
Et les boeufs accouplés délaissent le sillon.
La nuit vient, parfumée aux roses de Syrie...
Et Diane au croissant clair, ce soir en rêverie,
Au fond des grands bois noirs, qu’argente un long rayon,
Baise ineffablement les yeux d’Endymion.

cliché Agathe Laforge, soir de la Samain
La Samain est une fête celte qui correspond à la nuit du 31 octobre au 1er novembre. Ce jour marquait le début de l'hiver et le commencement de l'année nouvelle.
Toussaint et Halloween sont les prolongements de cette fête païenne.
Le Samain est une fête celtique qui marque le début et la fin de l' année celtique, et annonce le début du Temps Noir. En effet Samain n’appartient ni à l’année qui se termine ni à celle qui commence : c’est un jour en dehors du temps qui permet aux vivants de rencontrer les défunts. Et elle permet aussi aux défunts, non réincarnés, de passer dans le monde des vivants pour y retrouver les lieux et les personnes qui leur étaient chers.
La veille de la nuit de Samain, avait lieu la cérémonie de la renaissance du feu. Les propriétaires des maisons éteignaient les feux de l’âtre avant de se rassembler à la nuit tombante sur la place où les druides procédaient à l’allumage d’un nouveau feu sacré en frottant quelques bois secs du chêne sacré. Ils allaient ensuite allumer de grands feux de joie sur les collines environnantes pour éloigner les esprits malfaisants. Puis chaque maître de maison repartait avec quelques braises tirées du nouveau feu sacré pour rallumer un nouveau feu dans l’âtre de sa maison qui devait durer jusqu’à la prochaine fête de Samain et protéger ainsi le foyer tout au long de l’année.
Dans la nuit du 31 octobre – les fêtes celtes commencent à la tombée de la nuit -, on croyait que le monde des morts, des fées et des sorcières entrait en contact avec celui des vivants. On croyait ainsi que les âmes des défunts revenaient errer autour des maisons des vivants c' est pourquoi on laissait la porte entre ouverte et une place à table et on plaçait des lanternes sur les chemins pour les guider.
La tradition de Samain n’a pas complètement disparu ni avec la romanisation de la Gaule, ni avec le développement du catholicisme. Et c’est sans doute par référence à cette fête celte que le pape Grégoire IV décida, en 840, de faire du 1 er novembre, le jour de tous les saints. La référence à Samain devenait encore plus claire lorsque, trois siècles plus tard, à la fête des saints et des martyrs, on adjoignit la fête de tous les morts.



