09.02.10
parce que c'est comme ça - 5
jour de février, le 9, three dead people, Michel Gondry... parce que c'est comme ça
08.02.10
bleu day is done

Nick Drake (1948-1974), the day is done (1969):


07.02.10
un peu de beau

(boubat, ange)
"c'est du tout petit ce que je fais. C'est de l'ordre du minuscule, de l'infinitésimal. A la question: que faîtes-vous dans la vie, voilà ce que j'aimerais répondre, voilà ce que je n'ose pas répondre: je fais du tout petit, je témoigne pour un brin d'herbe.

(boubat, cerisier)
Le monde tel qu'il va, mal, je le connais et je le subis comme vous, un peu moins que vous, peut-être: dessous un brin d'herbe, on est protégé de beaucoup de choses.
Ces choses, je ne les ignore pas. Mais ce n'est pas d'elles que je veux parler. Ce n'est pas ma place, ce n'est pas la place où le hasard m'a mis.

(riboud)
Le désastre, je le vois. Comment ne pas le voir? Le désastre a déjà eu lieu lorsque je commence à écrire. Je prends des notes sur ce qui a résisté et c'est forcément du tout petit, et c'est incomparablement grand puisque cela a résisté,

(boubat, Bethléem)
puisque l'éclat du jour, un mot d'enfant ou un brin d'herbe ont triomphé du pire."
Bobin - Autoportrait au radiateur

(boubat, native, 1971)
Elles continuent les phalènes à se jeter dans la lumière du feu. Une réelle, prophétique et courageuse ambition pour la paix, je ne la vois que dans le travail patient et caché de millions d'artisans qui travaillent quotidiennement à faire naître une autre beauté, et la clarté de lumières, limpides, qui ne tuent pas. C'est une entreprise utopique, qui suppose une confiance vertigineuse dans l'homme. Mais je me demande si nous sommes jamais allés aussi loin que nous le faisons aujourd'hui, sur un tel chemin.
Et c'est pourquoi je crois que personne, dorénavant, ne pourra plus barrer ce chemin, ou en inverser le sens. Nous réussirons un jour ou l'autre, à enlever Achille à cette guerre meurtrière."
(Alessandro Baricco - Homère, Illiade)

(plossu)
L'art c'est tout ce qui reste.
Hannah Arendt
06.02.10
prendre un train
Steve Reich, different Trains:
05.02.10
l'anti-accord absolu
spéciale dédicace: "mais enfin ce n'est pas du John Cage mais du Steve Reich" l'inverse est vrai aussi. Cela se danse, c'est américain et aussi répétitif:
"tu vois je civette, je bainmarise, je ragougnasse":
ANTOINE DE LA FOY : Ah non de Dieu, de nom de Dieu, mais où faut il s'expatrier mon Dieu pour avoir la paix ? Au Groenland, à la terre de feu, j'allais toucher l'anti-accord absolu, vous entendez : ABSOLU. La musique des sphères ... Mais qu'est ce que j'essaie de vous faire comprendre, homme singe !
MONSIEUR FERNAND : Vous permettez ?
ANTOINE DE LA FOY : Ah non !
MONSIEUR FERNAND : Monsieur de la Foy, quand vous aurez terminé avec vos instruments de ménage ...
ANTOINE DE LA FOY : Oh,
vous entendez ça, des instruments de ménage, l'ironie du primate,
l'humour Louis Phillipard, le sarcasme Prud'homesque. Monsieur Naudin,
vous faites sans doute autorité en matière de Bulldozer, de tracteur et
caterpillar, mais vos opinions sur la musique moderne et sur l'art en
général, je vous conseille de ne les utiliser qu'en suppositoires.
Voilà ! Et encore, pour enfant." les tontons flingueurs
04.02.10
la pluie et le silence

droits réservés Agathe L. Elfassi
The Rain Tree Sketch I (1982), de Toru Takemitsu (compositeur japonais 1930-1996), pour piano seul:
Rain Tree Sketch I from Caro on Vimeo.
Et Rain Tree (1981) pour trois percussionistes:

droits réservés bernard plossu
Le bruissement du vent dans les feuilles, le silence, la résonance...
Takemitsu a également composé de nombreuses musiques de film.


03.02.10
le crc du battant,
la mélodie des cloportes, spéciale dédicace pour tous les rats et cafards du crc... et je pèse mes mots, magnifique métamorphose:
merci Caro!
Le jour d'E. 34
Sergiu Celibidache dirige en 1978 la rhapsodie roumaine de George Enescu (1881-1955):
02.02.10
chant et silence
C'était un chant qui semblait venir de très loin, comme s'il avait eu à parcourir des espaces infinis avant de commencer à ruisseler dans cette isba enneigée.
La voix était presque faible, mais il y avait en elle cette étonnante liberté pure et vraie des chansons qu'on chante dans la solitude, pour soi-même, pour le vent, pour le silence du soir.
Les paroles venaient au rythme de la respiration, interrompues de temps à autre par le craquement du bois fendillé.
Elles ne s'adressaient à personne mais se fondaient imperceptiblement dans l'ombre bleue de l'air fraîchissant, dans l'odeur de la neige, dans le ciel.
Andréï Makine, Au temps du Fleuve Amour
01.02.10
insanity
Yodelice :
31.01.10
bleu Alev
Alev Ebuzziya Siesbye,
artiste céramiste turque contemporaine (née en 1938)










